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Peut-on inhumer son animal dans son jardin? Réglementation et alternatives

Ce que disent les règles au Québec, les risques pour l’environnement et les solutions légales pour garder un lieu de souvenir.

Une famille court dans l'herbe

Peut-on inhumer son animal dans son jardin au Québec? Dans la plupart des cas, non. La Ville de Montréal indique qu’il est illégal, au Québec, d’inhumer un animal dans sa cour ou dans tout autre endroit non autorisé, et plusieurs municipalités l’interdisent dans leurs propres règlements. Les règles précises dépendent toutefois de votre ville. Avant de creuser, il vaut donc mieux vérifier, et connaître les solutions de rechange qui permettent de garder un lieu de souvenir.

A-t-on le droit d’inhumer son animal dans son jardin?

L’envie est compréhensible. Votre chien a passé des années à courir dans cette cour, votre chat dormait sous cet arbre. L’inhumer là semble naturel.

Pourtant, au Québec, le corps d’un animal mort est encadré comme une matière à éliminer selon des règles précises. L’émission La facture de Radio-Canada rappelait en 2023 que la loi québécoise considère le corps d’un animal de compagnie comme une matière résiduelle, et qu’il est interdit de l’inhumer dans un lieu non autorisé. Dans les faits, certaines personnes le font quand même, et la tolérance varie d’un endroit à l’autre. Mais toléré ne veut pas dire permis.

Ce que dit cet article est un portrait général. Il ne remplace pas la vérification auprès de votre municipalité, qui reste la seule à pouvoir vous dire ce qui s’applique chez vous.

Que prévoit la réglementation locale?

Chaque municipalité peut adopter des règles sur les animaux, y compris sur la façon de disposer d’un animal mort. Deux exemples :

  • Montréal indique qu’il est illégal d’inhumer un animal dans sa cour. La Ville précise qu’on peut placer le corps dans un sac de plastique fermé, avec les ordures ménagères, ou faire appel à Proanima pour le ramassage.
  • Laval interdit, dans son règlement sur les animaux, d’inhumer un animal domestique et demande de remettre la dépouille à un endroit autorisé dans un délai précis après le décès.

D’autres villes n’abordent pas la question de façon explicite. Pour savoir ce qui s’applique chez vous :

  1. consultez le règlement sur les animaux de votre municipalité, souvent en ligne;
  2. appelez le service de l’urbanisme, de l’environnement ou le 311 de votre ville;
  3. demandez à votre vétérinaire, qui connaît généralement les pratiques locales.

Si vous êtes locataire, ou si le terrain ne vous appartient pas, la réponse est presque toujours non, peu importe le règlement.

Quelles précautions environnementales faut-il considérer?

Même là où rien ne l’interdit clairement, l’inhumation à la maison comporte des risques que les vétérinaires soulignent souvent.

Les produits d’euthanasie. Si votre animal a été euthanasié, son corps contient des médicaments qui restent actifs. Un renard, un chien du voisinage ou un oiseau charognard qui déterre le corps peut s’intoxiquer gravement.

Les maladies. Un animal mort d’une maladie infectieuse peut contaminer le sol ou d’autres animaux.

L’eau. Près d’un puits, d’un cours d’eau ou d’une nappe d’eau peu profonde, un corps en décomposition peut affecter la qualité de l’eau.

L’avenir du terrain. Le jour où vous vendez la maison, la sépulture reste derrière vous. Les nouveaux propriétaires pourraient creuser, aménager, construire.

Quelles alternatives existent?

Plusieurs solutions permettent d’honorer votre animal en toute légalité.

La crémation, puis garder les cendres. Votre vétérinaire peut organiser une crémation individuelle. Les cendres vous sont remises et vous décidez ensuite, sans délai, de ce que vous en ferez.

La dispersion dans un lieu consacré. Au Boisé des Compagnons, à Sainte-Sophie, les cendres des animaux retournent à une forêt protégée. Nos services de dispersion incluent la crémation et vous laissent choisir votre place dans l’hommage : confier la dispersion à notre équipe, la faire vous-même en famille, ou être accompagné.

L’inhumation dans un lieu autorisé. Lorsque l’inhumation à domicile n’est pas autorisée ou ne correspond pas aux souhaits de la famille, les lieux où inhumer son animal dans les Laurentides peuvent offrir d’autres possibilités.

Un souvenir au jardin, sans le corps. Rien ne vous empêche de planter un arbuste, de poser une pierre gravée ou d’aménager un coin de jardin en sa mémoire. Le jardin garde ainsi sa place dans votre histoire, sans les risques d’une inhumation.

Comment choisir un lieu de sépulture adapté?

Quelques questions aident à décider :

  • Voulez-vous un lieu que vous pourrez visiter longtemps, même après un déménagement?
  • Est-ce important pour vous que ce lieu soit naturel?
  • Voulez-vous pouvoir y reposer un jour avec votre animal? Les concessions funéraires de la Forêt de la seconde vie le permettent, sous la garde d’un arbre.
  • Quel budget êtes-vous à l’aise d’y consacrer?

Le choix d’une sépulture soulève également des questions environnementales. Les options d’inhumation plus respectueuses de l’environnement méritent d’être examinées au regard de la réglementation applicable.

Quelle que soit votre décision, prenez le temps de vous renseigner. Quelques appels suffisent souvent à trouver une solution à la fois légale et fidèle à ce que votre animal représentait pour vous.

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